Arrêter un traitement GLP-1 : ce qu'il faut savoir avant d'en parler à son médecin
Arrêt d'un traitement GLP-1 (Wegovy®, Mounjaro®) : motifs, risque de reprise de poids et intérêt du suivi médical.

Les traitements GLP-1 (sémaglutide, tirzépatide) sont prescrits dans le cadre d'une prise en charge au long cours. Une question revient souvent : peut-on les arrêter à tout moment ? Voici les repères factuels, sachant que toute décision relative à l'arrêt ou à la modification du traitement relève exclusivement du médecin prescripteur.
Peut-on arrêter un traitement GLP-1 à tout moment ?
La décision et le moment de l'arrêt relèvent du médecin prescripteur, qui évalue le contexte (objectifs de soin, pathologies associées, effets indésirables, projet de grossesse, entre autres) et propose une conduite adaptée à la situation. Les données publiques disponibles sur les modalités précises d'un arrêt (nécessité ou non d'une décroissance progressive de la dose) restent limitées : la Haute Autorité de Santé indique elle-même, dans son avis sur Mounjaro®, ne pas disposer de données sur l'ampleur de l'éventuel effet rebond à l'arrêt du traitement. C'est une question à poser directement à son médecin, qui pourra s'appuyer sur les données les plus à jour et sur la situation individuelle.
Quels motifs peuvent conduire à un arrêt ?
Plusieurs situations peuvent conduire le médecin et le patient à réévaluer la poursuite du traitement : efficacité insuffisante, effets indésirables ou intolérance, survenue d'une situation médicale nécessitant une réévaluation, grossesse ou projet de grossesse, ou souhait du patient de rediscuter sa prise en charge.
Que disent les études sur la reprise de poids après l'arrêt ?
Les données d'essais cliniques randomisés sont désormais assez précises sur ce point. Dans l'extension de l'essai STEP 1, les participants ayant perdu 17,3 % de leur poids avec le sémaglutide en ont regagné en moyenne 11,6 points de pourcentage l'année suivant l'arrêt du traitement, pour une perte nette de 5,6 % par rapport au poids de départ. Dans l'essai SURMOUNT-4, publié dans le JAMA, la majorité des participants ayant arrêté le tirzépatide après une perte de poids d'au moins 10 % ont regagné 25 % ou plus du poids perdu dans l'année suivant l'arrêt.
Ce phénomène est documenté dans la littérature : la perte de poids obtenue peut être en partie reprise dans les mois qui suivent l'arrêt, sans revenir nécessairement au poids initial. Il s'explique par la disparition de l'effet du médicament sur la satiété et la vidange gastrique, et par la réadaptation progressive de l'organisme à l'absence de traitement. Ces résultats soulignent l'importance d'un accompagnement nutritionnel et d'une activité physique au long cours, y compris après l'arrêt.
Comment un suivi structuré aide-t-il face à un arrêt ?
Quel que soit le scénario envisagé (poursuite, pause, arrêt), un suivi régulier permet de :
- réévaluer périodiquement la prise en charge avec le médecin
- consolider les habitudes alimentaires et l'activité physique acquises pendant le traitement
- anticiper la transition lors d'un arrêt, plutôt que de la subir
Quel est le rôle d'Annette dans cette démarche ?
Annette accompagne les personnes concernées par l'obésité dans cette durée, sans se substituer aux décisions médicales : la prescription, l'adaptation et l'arrêt du traitement relèvent exclusivement du médecin. Une diététicienne dédiée aide à consolider les habitudes alimentaires avant, pendant et après un éventuel arrêt, et peut orienter vers un médecin partenaire indépendant si une réévaluation médicale est nécessaire. L'application est disponible sur Google Play et sur l'App Store.
Questions fréquentes
Faut-il diminuer la dose progressivement avant d'arrêter un GLP-1 ?
Cette question relève du médecin prescripteur, qui évalue la situation individuelle. Les données publiques sur les modalités précises d'un arrêt restent limitées à ce jour ; la HAS indique elle-même manquer de recul sur l'ampleur d'un éventuel effet rebond.
Combien de poids reprend-on après l'arrêt du sémaglutide ou du tirzépatide ?
Les données varient selon les études. L'extension de l'essai STEP 1 a observé une reprise moyenne de 11,6 points de pourcentage un an après l'arrêt du sémaglutide. Pour le tirzépatide, l'essai SURMOUNT-4 rapporte une reprise de 25 % ou plus du poids perdu chez la majorité des participants dans l'année suivant l'arrêt. Ces chiffres sont des moyennes ; la situation individuelle varie.
Peut-on arrêter un traitement GLP-1 en cas de grossesse ?
Les traitements concernés ne doivent pas être utilisés pendant la grossesse. Pour le sémaglutide, le RCP prévoit un arrêt au moins deux mois avant un projet de grossesse. Pour le tirzépatide, les recommandations du RCP doivent également être respectées. Toute grossesse ou projet de grossesse doit être signalé au médecin prescripteur.
Un arrêt du traitement signifie-t-il un échec de la prise en charge ?
Non. Un plateau thérapeutique jugé satisfaisant, une contre-indication ou un choix personnel sont des motifs légitimes d'arrêt, à discuter avec le médecin. La reprise de poids qui peut suivre reflète un mécanisme biologique documenté, pas un échec individuel.
Sources
- Base de données publique des médicaments : notices et RCP
- ANSM : RCP du Wegovy® (sémaglutide)
- HAS : avis sur Wegovy® (sémaglutide) dans l'obésité
- HAS : avis sur Mounjaro® (tirzépatide), novembre 2025
- STEP 1 trial extension : reprise de poids après l'arrêt du sémaglutide
- SURMOUNT-4, analyse post hoc : reprise de poids après l'arrêt du tirzépatide (JAMA Internal Medicine)
Pour aller plus loin
- Reprise de poids après l'arrêt d'un GLP-1 : comprendre avant d'agir
- Comment se déroule l'accompagnement Annette ?
Ces informations ne remplacent pas un avis médical. Les conditions de prescription, de remboursement et de sécurité peuvent évoluer ; la notice, le RCP, l'Assurance Maladie, l'ANSM et la HAS restent les références.
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Ils ont été accompagnés avec Annette

Je n’ai jamais tenu aussi longtemps !
D’habitude, j’abandonne au bout de trois semaines et là ça fait trois mois et je me sens bien dans ma peau. Merci !

Pour la première fois, je me sens vraiment accompagné !
J’ai essayé beaucoup de choses auparavant, souvent seul, avec des hauts et surtout des bas. Avec Annette, je ne me sens plus jugé. Le suivi est clair et humain. J’avance à mon rythme, et ça change tout.



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