L’absence de faim est fréquente sous GLP-1. Pour beaucoup, c’est même l’un des effets les plus marquants du traitement. Si cette diminution de l’appétit peut faciliter la régulation des apports alimentaires, elle soulève aussi une question très concrète : comment continuer à faire du sport quand on n’a pas faim du tout ?
Cette situation est courante, et elle ne signifie ni que le sport est déconseillé, ni qu’il faut “se forcer”. Elle demande en revanche quelques ajustements pour éviter fatigue, inconfort ou découragement.
Pourquoi faire du sport sans faim peut poser problème
Le sport sollicite de l’énergie, même à intensité modérée. Lorsque les apports alimentaires sont très réduits, plusieurs choses peuvent se produire.
Une énergie disponible plus faible
Sous GLP-1, certaines personnes mangent nettement moins — parfois sans s’en rendre compte. Si les apports deviennent insuffisants :
- l’énergie disponible pour l’effort diminue,
- les sensations de jambes lourdes ou de faiblesse peuvent apparaître,
- l’effort peut sembler disproportionné par rapport à son intensité réelle.
Une fatigue plus marquée
Le manque d’apports, combiné aux effets digestifs possibles du traitement, peut accentuer la fatigue, notamment :
- en fin de séance,
- le lendemain de l’effort,
- lors d’entraînements rapprochés.
Une récupération plus difficile
Sans apport suffisant en protéines et en énergie, la récupération musculaire est moins efficace. À long terme, cela peut favoriser :
- une stagnation des progrès,
- des douleurs persistantes,
- une perte de motivation.
👉 Ce n’est pas le sport qui pose problème, mais le déséquilibre entre effort et apports.
Ce que beaucoup pensent (et qui mérite d’être nuancé)
“Si je n’ai pas faim, je ne devrais pas faire de sport.”
Pas nécessairement. L’activité physique peut rester bénéfique, à condition d’être adaptée à l’énergie réellement disponible.
“Il faut absolument manger même sans faim.”
Se forcer n’est pas l’objectif. Il s’agit plutôt de trouver des apports compatibles avec le traitement, faciles à tolérer et suffisants pour soutenir l’effort.
Comment adapter sport et alimentation sous GLP-1
Prévoir des apports ciblés, même modestes
Lorsque l’appétit est faible, il est souvent plus efficace de miser sur :
- de petites collations riches en protéines,
- des aliments faciles à digérer,
- des quantités modestes mais régulières.
L’objectif n’est pas de “compenser”, mais de sécuriser l’effort.
Adapter l’intensité à l’énergie réelle
Sous GLP-1, l’énergie peut varier fortement d’un jour à l’autre. Il est souvent pertinent de :
- réduire l’intensité les jours de fatigue,
- privilégier des séances plus courtes,
- accepter que certaines séances soient moins performantes.
Prioriser récupération et hydratation
Une hydratation suffisante et un temps de récupération adapté sont essentiels, en particulier lorsque l’appétit est diminué.
⚠️ Quand lever le pied
Il est préférable de réduire ou reporter l’effort en cas de :
- étourdissements,
- fatigue excessive ou inhabituelle,
- baisse nette et brutale des performances,
- sensations de malaise pendant ou après l’effort.
Ces signaux ne doivent pas être ignorés.
Questions fréquentes
Faut-il arrêter complètement le sport si on n’a plus faim ?
Non. Mais il est souvent nécessaire d’adapter le type d’activité et son intensité.
Le renforcement musculaire est-il risqué dans ce contexte ?
Pas s’il est progressif et accompagné d’apports protéiques suffisants.
Comment Annette accompagne
Chez Annette, l’activité physique fait partie intégrante du parcours.
Le suivi permet :
- d’ajuster l’activité à l’énergie réelle,
- de sécuriser les apports,
- d’éviter les injonctions ou les objectifs irréalistes.


