L’une des expériences les plus déroutantes sous GLP-1 est la disparition quasi totale de la faim. Pour certaines personnes, cette sensation est vécue comme un soulagement après des années de lutte permanente contre l’appétit. Mais très vite, une question concrète s’impose : que manger quand l’envie n’est plus là ?
Cette situation est fréquente et mérite d’être abordée avec nuance. L’absence de faim ne signifie pas que le corps n’a plus besoin de nourriture.
Pourquoi manger reste indispensable, même sans faim
Même lorsque l’appétit est très faible, le corps continue d’avoir besoin d’énergie, de protéines et de micronutriments pour assurer ses fonctions essentielles.
Lorsque les apports deviennent insuffisants, les conséquences peuvent être progressives mais bien réelles : fatigue persistante, perte musculaire, inconfort digestif, difficulté à récupérer après l’effort ou les journées actives.
Sous GLP-1, manger ne répond plus uniquement à une sensation de faim, mais aussi à une logique de soutien physiologique.
Adapter son alimentation sans se forcer
L’enjeu n’est pas de manger « comme avant », ni de se contraindre à des portions trop importantes. Il s’agit plutôt de repenser la manière de s’alimenter, en privilégiant :
- des quantités plus petites,
- des aliments faciles à digérer,
- des repas simples, répartis dans la journée.
Cette approche permet de respecter les nouvelles sensations tout en couvrant les besoins essentiels.
Redéfinir ce que signifie « manger suffisamment »
Sous GLP-1, manger suffisamment ne se mesure plus uniquement au volume dans l’assiette. Cela implique de s’assurer que les apports sont qualitatifs, réguliers et compatibles avec l’énergie dépensée.
Cette redéfinition est souvent rassurante : elle permet de sortir de la culpabilité liée au fait de « ne pas manger beaucoup ».
Comment Annette accompagne
L’accompagnement Annette aide à reconstruire des repères alimentaires adaptés au traitement, sans injonction ni rigidité. L’objectif n’est pas de forcer l’alimentation, mais de sécuriser les apports dans la durée, en tenant compte des ressentis et du mode de vie.


