Lorsque le traitement GLP-1 fonctionne — que ce soit avec Wegovy ou Mounjaro — une question finit presque toujours par émerger : faudra-t-il réduire les doses un jour, et si oui, comment ?
Cette interrogation est légitime. Elle ne signifie ni un échec du traitement, ni une volonté d’arrêter à tout prix. Elle reflète plutôt un besoin de se projeter dans la durée et de comprendre comment le corps peut, progressivement, reprendre une partie du relais.
Contrairement à certaines idées reçues, la réduction des doses n’est pas une décision standardisée. Elle repose sur une évaluation médicale individualisée, et surtout sur la manière dont le traitement a été vécu et intégré dans le quotidien.
Pourquoi une réduction progressive est le plus souvent privilégiée
Les GLP-1 agissent sur des mécanismes puissants de régulation de l’appétit et de la satiété. Lorsqu’ils sont arrêtés brutalement, ces mécanismes peuvent se désactiver rapidement, entraînant un retour marqué de la faim et une perte de repères alimentaires.
Diminuer progressivement les doses permet au corps de s’adapter plus doucement. Cette phase transitoire donne le temps de :
- réapprendre à reconnaître les signaux de faim et de satiété,
- ajuster les apports alimentaires sans précipitation,
- observer comment le poids et les sensations évoluent à dose décroissante.
Il ne s’agit pas de « sevrer » le corps, mais de tester progressivement l’autonomie métabolique.
Ce que recommandent les médecins en pratique
Il n’existe pas de protocole universel de réduction des doses, car plusieurs paramètres entrent en jeu :
- la durée du traitement,
- la dose maximale atteinte,
- la tolérance digestive,
- la stabilité du poids,
- et le contexte médical global.
Chez certaines personnes, la réduction est envisagée par paliers espacés dans le temps. Chez d’autres, le maintien d’une dose plus basse sur le long terme est préférable. Dans tous les cas, la décision repose sur une évaluation médicale, jamais sur une règle automatique.
Wegovy et Mounjaro : mêmes principes, adaptations possibles
Même si Wegovy et Mounjaro n’ont pas exactement le même profil pharmacologique, les principes de réduction sont similaires. Ce qui change, ce n’est pas tant la molécule que la réponse individuelle : certaines personnes tolèrent très bien une baisse progressive, d’autres ressentent rapidement un retour de la faim.
C’est précisément pour cela que la réduction des doses ne peut pas être dissociée d’un suivi.
Ce que beaucoup pensent (et qu’il faut nuancer)
Beaucoup craignent que réduire les doses signifie « perdre les bénéfices du traitement ». En réalité, cette phase permet souvent d’identifier ce qui a été consolidé — ou non — pendant le traitement.
La réduction n’est pas un recul, mais un moment d’observation et d’ajustement.
Comment Annette accompagne
Chez Annette, la réduction progressive des doses fait partie intégrante du parcours lorsque cette option est envisagée. Elle s’appuie sur :
- une coordination médicale étroite,
- un accompagnement nutritionnel adapté à chaque palier,
- un suivi attentif des sensations et du poids.
L’objectif n’est pas d’aller vite, mais d’aller juste.

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