Lorsque l’on débute un traitement GLP-1, l’objectif est souvent clair : retrouver une trajectoire de perte de poids plus soutenable, après parfois des années de tentatives infructueuses. Mais très vite, une autre question s’impose, parfois dès les premiers mois : que se passera-t-il après ?
Peut-on réellement stabiliser son poids après un traitement comme Wegovy ou Mounjaro, ou la reprise est-elle inévitable une fois le médicament arrêté ?
Cette inquiétude n’a rien d’irrationnel. Les traitements GLP-1 modifient profondément les signaux de faim, la satiété et, plus largement, la relation à l’alimentation. Il est donc légitime de se demander si ces changements peuvent s’inscrire dans la durée, ou s’ils disparaissent dès que le traitement s’interrompt. La réalité est plus nuancée que ce que l’on entend parfois : la stabilisation est possible, mais elle ne repose jamais sur le seul arrêt du médicament.
Pourquoi la stabilisation est un enjeu central après un GLP-1
Les GLP-1 agissent sur des mécanismes biologiques puissants. En diminuant l’appétit et en renforçant la sensation de satiété, ils permettent souvent une réduction spontanée des apports alimentaires, sans lutte permanente contre la faim. Sous Wegovy ou Mounjaro, beaucoup de personnes redécouvrent une relation plus apaisée à l’alimentation.
Lorsque le traitement est arrêté, ces effets s’estompent progressivement. Le corps, dont le rôle est avant tout de maintenir un équilibre énergétique, tend alors à réactiver ses anciens mécanismes de régulation. La faim peut réapparaître plus nettement, la satiété devenir moins marquée, et les signaux internes redevenir plus difficiles à interpréter.
Ce phénomène n’est ni un échec personnel, ni un manque de volonté. Il s’agit d’un retour physiologique vers un fonctionnement antérieur.
Ce que montrent les données cliniques
Les études de suivi après l’arrêt des traitements GLP-1 montrent que la reprise de poids est fréquente lorsqu’aucune stratégie de stabilisation n’a été mise en place. Cela est particulièrement vrai lorsque l’arrêt est brutal, ou lorsque le traitement a été vécu comme une solution isolée, sans accompagnement parallèle.
En revanche, ces mêmes données montrent aussi que la reprise n’est ni uniforme ni systématique. Certaines personnes stabilisent durablement, d’autres reprennent partiellement, et d’autres encore retrouvent un équilibre différent de leur point de départ. Le facteur déterminant n’est pas la molécule elle-même, mais ce qui a été construit autour du traitement.
Pourquoi la stabilisation commence avant l’arrêt
Une erreur fréquente consiste à penser que la stabilisation se joue uniquement après l’arrêt du GLP-1. En réalité, elle se prépare pendant le traitement.
Lorsque les apports alimentaires deviennent très faibles sous l’effet de la diminution de l’appétit, le risque est double : une perte de masse musculaire et une déstructuration progressive des repères alimentaires. Ces deux éléments rendent la stabilisation plus fragile une fois le traitement arrêté.
À l’inverse, lorsque le traitement est accompagné d’un travail progressif sur l’alimentation, le mouvement, la régularité des repas et la compréhension des signaux corporels, le terrain est beaucoup plus favorable à une stabilisation durable.
Le rôle central de la masse musculaire
La masse musculaire joue un rôle clé dans la régulation du poids à long terme. Elle contribue à la dépense énergétique quotidienne et participe à la stabilité métabolique. Sous GLP-1, surtout lorsque la perte de poids est rapide, la masse musculaire peut diminuer si elle n’est pas activement préservée.
C’est pourquoi le renforcement musculaire, même modéré, et des apports protéiques suffisants sont des leviers essentiels de la stabilisation. Ils ne visent pas la performance, mais la durabilité.
Ce que beaucoup craignent… et qu’il faut nuancer
Beaucoup de personnes entendent que « le poids revient forcément après l’arrêt ». Cette affirmation, souvent anxiogène, ne reflète pas la réalité clinique.
La reprise n’est pas une fatalité. Elle est plus fréquente lorsqu’aucune phase de consolidation n’a été anticipée, mais elle peut être limitée, ralentie, voire évitée lorsque le traitement s’inscrit dans un parcours global.
De la même manière, l’idée selon laquelle il faudrait rester sous GLP-1 toute sa vie mérite d’être nuancée. Certaines personnes poursuivent un traitement au long cours, d’autres le réduisent ou l’arrêtent progressivement, selon leur situation médicale, leurs objectifs et leur vécu.
Stabiliser ne veut pas dire “figer”
La stabilisation après un GLP-1 ne correspond pas à un chiffre figé sur la balance. Elle renvoie plutôt à la capacité à maintenir un équilibre, avec des variations normales, sans spirale de reprise incontrôlée. Cette vision plus souple est souvent plus réaliste et plus soutenable sur le long terme.
Comment Annette accompagne la phase de stabilisation
Chez Annette, la stabilisation après Wegovy ou Mounjaro est considérée comme une phase à part entière du parcours, et non comme un simple “après”.
Elle s’appuie sur une anticipation de l’arrêt ou de la réduction du traitement, un accompagnement nutritionnel progressif, une attention particulière à la masse musculaire et un suivi dans la durée.
L’objectif n’est pas seulement de maintenir un poids, mais de construire un équilibre compatible avec la vie réelle, les contraintes du quotidien et les projets à long terme.

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