Lorsqu’un projet de grossesse existe — même à moyen ou long terme — il est normal de se poser des questions sur les traitements en cours. La fertilité est un sujet intime, sensible, et souvent chargé d’inquiétudes. Face aux GLP-1, beaucoup cherchent des réponses claires, sans discours alarmiste ni zones d’ombre.
Aujourd’hui, les connaissances évoluent, mais certains repères sont déjà bien établis. L’objectif n’est pas de trancher à la hâte, mais de comprendre ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas encore, et ce qui mérite une attention particulière.
Ce que l’on sait aujourd’hui
À ce jour, aucune donnée scientifique solide ne montre que les traitements GLP-1 altèrent directement la fertilité. Ils n’agissent pas sur les ovaires ou les testicules, et ne modifient pas directement les hormones reproductives.
Chez certaines personnes, l’amélioration du poids et de l’équilibre métabolique peut même contribuer indirectement à :
- une meilleure régularité des cycles,
- une amélioration de l’ovulation,
- une diminution de certains troubles hormonaux liés au surpoids.
Cela ne signifie pas que le GLP-1 “améliore” la fertilité, mais qu’il peut, dans certains cas, lever des freins indirects.
Ce que l’on surveille en pratique
Même en l’absence de preuve d’un effet négatif direct, certains points justifient une vigilance :
- modifications du cycle menstruel en début de traitement,
- perte de poids rapide pouvant perturber temporairement l’équilibre hormonal,
- apports alimentaires parfois insuffisants si la baisse d’appétit est marquée.
Ces éléments ne sont pas forcément problématiques, mais ils méritent d’être observés dans le temps.
⚠️ Point essentiel à retenir
Les traitements GLP-1 sont contre-indiqués pendant la grossesse.
Lorsqu’un traitement est en cours, une contraception est recommandée.
Ce point est central : même si le GLP-1 n’altère pas la fertilité en tant que telle, il ne doit pas être poursuivi en cas de grossesse.
Quand consulter impérativement
Il est important d’en parler avec un professionnel de santé si :
- un projet de grossesse est envisagé,
- les cycles deviennent très irréguliers ou disparaissent,
- des difficultés à concevoir apparaissent,
- un doute existe sur la conduite à tenir.
Anticiper permet d’éviter des décisions précipitées ou anxiogènes.
Ce que beaucoup pensent (et qui mérite d’être nuancé)
“Si je prends un GLP-1, je ne pourrai pas tomber enceinte.”
C’est faux. Le traitement n’empêche pas la fertilité, mais il doit être interrompu avant une grossesse.
“Il faut arrêter dès qu’on y pense.”
Pas nécessairement. L’arrêt se réfléchit et s’organise avec un professionnel.
Comment Annette accompagne
Chez Annette, ces situations sont intégrées au suivi.
L’accompagnement permet :
- d’anticiper un projet de grossesse,
- d’adapter le parcours en amont,
- de coordonner les échanges avec les professionnels de santé.
L’objectif est de sécuriser chaque étape, sans précipitation.

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